# Google évite le démantèlement de sa publicité en ligne

> Google a évité la cession de Chrome et de son échange publicitaire, tandis que les autorités examinent déjà ses offres publicitaires fondées sur l’IA.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-09-14 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Marketing
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/google-deplace-le-combat-antitrust-vers-la-publicite-ia
Tags : google, antitrust, publicité, ia, régulation

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## En résumé

- Google a été reconnu comme monopole dans ses activités de recherche et de technologie publicitaire.
- Les autorités examinent l’automatisation publicitaire de Google et son extension vers le commerce fondé sur l’IA.
- Les remèdes comportementaux attendus pourraient être appliqués à des domaines comme l’affichage, la télévision connectée et les données.

**Le signal :** Google transforme AI Max et Performance Max en campagnes automatisées couvrant recherche, YouTube, affichage et Shopping.

**Google a perdu** deux procédures contre le ministère américain de la Justice au cours des douze derniers mois. Les tribunaux l’ont reconnu comme monopole dans ses activités de recherche et de technologie publicitaire. Le dossier publicitaire approche maintenant de son terme. Les parties négocient les remèdes comportementaux finaux, attendus dans les prochains jours. Les juges ont écarté la cession forcée de Chrome et de l’échange publicitaire de Google. Ils ont privilégié des obligations de comportement. Plusieurs observateurs du secteur jugent ce résultat décevant. Alan Chapell, avocat spécialisé dans la vie privée et analyste réglementaire, estime que le remède structurel envisagé par le ministère était trop complexe.

**Le marché change** les autorités examinent désormais les effets de l’IA sur la publicité numérique. Amazon, Google et Meta sont les trois entreprises qui captent le plus de dépenses publicitaires, selon l’article. Leurs offres publicitaires automatisées pourraient attirer davantage l’attention du ministère américain de la Justice et de la Commission européenne. Alan Chapell estime que plusieurs sujets doivent être réglés avant une nouvelle procédure majeure contre Google. Le dossier cite notamment « Red State », une initiative destinée à réduire les prix proposés par des échanges concurrents. Il cite aussi « Jedi Blue », un accord donnant à Meta des avantages dans les enchères publicitaires.

## Google étend ses campagnes automatisées

**Google automatise** davantage son offre publicitaire avec AI Max, désormais étendu au-delà de la recherche vers le commerce et les voyages. Les nouveaux réglages déplacent les campagnes d’une gestion manuelle des mots-clés vers une optimisation fondée sur l’intention et les instructions. Robert Webster, de TAU Marketing Solutions, affirme que Google met automatiquement à niveau certaines campagnes Search vers AI Max. Il décrit ce mécanisme comme une hausse de la « taxe Google ». Une campagne Google AI ou Performance Max peut couvrir la recherche, YouTube, l’affichage et Shopping. Son système de mesure peut ensuite attribuer les résultats à cette combinaison de canaux, au détriment potentiel des offres concurrentes.

**Le commerce agentique** attire aussi l’attention de James Rosewell, cofondateur du mouvement Movement for an Open Web. Il estime que Google peut exploiter sa position dans les paiements, la messagerie électronique, la recherche et les navigateurs. Selon lui, cette combinaison pourrait renforcer la position de Google dans le commerce agentique. Rosewell cite Universal Commerce Protocol et Universal Cart comme des infrastructures couvrant la chaîne de valeur du commerce fondé sur l’IA. Il demande aux autorités européennes d’utiliser le règlement sur les marchés numériques. Il préconise également des garanties sur la séparation des données, l’interopérabilité, l’accès et la transparence du classement. La [documentation de Google sur UCP](https://developers.google.com/merchant/ucp) présente ce protocole.

## Les remèdes devront couvrir plusieurs canaux

**Les contrôles deviennent** moins visibles pour certains annonceurs, selon Robert Webster. Il affirme que les réglages existent encore, mais qu’ils sont plus difficiles à voir et à utiliser. Des critiques de Google redoutent que l’IA masque des pratiques de préférence ou de vente liée. Google peut répondre que ses produits évoluent rapidement pour suivre les besoins du marché. L’entreprise a aussi soutenu que la protection de la vie privée justifie certaines restrictions sur le partage de données et l’accès aux inventaires. Au Royaume-Uni, l’autorité de la concurrence a proposé des exigences concernant les contenus utilisés dans AI Overviews. Google a déclaré permettre leur retrait sans modifier le classement général.

**La télévision connectée** constitue un autre terrain de surveillance pour Robert Webster. Il estime que la télévision traditionnelle aura des difficultés à résister durablement à YouTube. Le service détenu par Google peut proposer aux annonceurs des capacités d’identification et de mesure. Les remèdes comportementaux pourraient toutefois être interprétés étroitement. Ils pourraient viser l’affichage sans couvrir la télévision connectée. D’autres scénarios évoqués incluent l’utilisation de Google Ad Manager sans AdX, ou l’imposition de technologies renforçant la vie privée pour accéder aux données. Google pourrait aussi compliquer les intégrations, réduire les données fournies ou augmenter les coûts d’interopérabilité. Le [dossier original de Digiday](https://digiday.com/marketing/as-googles-ad-tech-case-nears-its-end-the-antitrust-fight-moves-to-ai/) détaille ces hypothèses.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur [les usages de l'IA en marketing digital pour PME](/signal-ia/guides/ia-marketing-digital-pme-2026).
