# Frédéric Fougerat réhabilite l’ego du manager

> Frédéric Fougerat distingue l’ego utile à l’autorité de l’égocentrisme qui fragilise la confiance et détourne le manager de son équipe.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-10-14 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : RH
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/frederic-fougerat-defend-un-ego-utile-au-manager
Tags : management, leadership, confiance, autorité

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## En résumé

- Frédéric Fougerat distingue l’ego professionnel de l’égocentrisme.
- Un ego trop faible peut fragiliser les décisions et l’autorité du manager.
- Un leadership mature met l’ego au service de la responsabilité collective.

**Le signal :** Frédéric Fougerat estime qu’un ego suffisamment affirmé soutient l’autorité, tandis qu’un ego dominant menace la confiance de l’équipe.

**Frédéric Fougerat** défend une distinction entre ego et égocentrisme dans le [management](/signal-ia/actu/glassdoor-les-promesses-dia-sans-actes-brisent-la-confiance). Dans une tribune publiée le 14 octobre 2026, il présente l’ego comme la conscience et la représentation qu’une personne a d’elle-même. Cette notion ne signifie donc pas nécessairement arrogance, vanité ou recherche de pouvoir. Elle peut aussi désigner une assurance et une sérénité intérieure. Pour l’auteur, diriger une équipe implique de décider, d’arbitrer les désaccords, d’assumer des responsabilités et de porter une vision. Ces missions exigent une certaine confiance en soi. La tribune complète cette analyse sur [Focus RH](https://www.focusrh.com/tribunes/un-manager-peut-il-manquer-d-ego-par-frederic-fougerat-36495.html).

**L’ego professionnel** ne se confond pas avec l’égocentrisme, selon Frédéric Fougerat. Le premier permettrait au manager d’exister professionnellement et de tenir sa position. Le second conduit à penser que tout tourne autour de soi. Cette différence concerne directement l’exercice de l’autorité. Un manager qui doute constamment peut repousser les décisions, rechercher systématiquement l’approbation ou s’effacer devant des personnalités plus affirmées. Son autorité devient alors hésitante. Ses arbitrages deviennent fragiles. L’équipe peut progressivement perdre ses repères. Le rôle managérial ne consiste pas à être la personne la plus populaire de l’entreprise. Il suppose parfois de dire non, de recadrer et de fixer des limites.

## L’ego soutient les décisions managériales

**La responsabilité assumée** demande parfois une force suffisante pour résister aux critiques. Le manager doit pouvoir trancher, rappeler les règles et accepter qu’une décision déplaise. Frédéric Fougerat associe cette capacité à un ego suffisamment solide. Cette solidité ne doit toutefois pas devenir une domination. Lorsque l’ego devient envahissant, le management se transforme en exercice personnel du pouvoir. Le manager cherche alors à démontrer qu’il a raison plutôt qu’à faire réussir son équipe. Il impose au lieu d’écouter. Il récupère les réussites au lieu de les partager. Il attribue les erreurs aux autres. La contradiction devient une attaque contre son statut, selon l’analyse proposée dans la tribune.

**La [confiance](/signal-ia/actu/anthropic-revele-lia-rassure-sur-lemploi-au-quotidien) collective** se fragilise quand le manager considère l’expertise de son équipe comme une menace. Frédéric Fougerat décrit alors des comportements toxiques liés à un besoin de reconnaissance supérieur à l’intérêt collectif. L’équipe cesse de fonctionner comme une communauté de travail. Elle devient le miroir du narcissisme managérial. L’auteur oppose cette dérive à une posture plus équilibrée. Les meilleurs managers disposent, selon lui, d’un ego assez présent pour exercer leur autorité. Ils le maîtrisent suffisamment pour ne pas devenir le sujet principal. Ils prennent la parole et la partagent. Ils décident et reconnaissent leurs erreurs. Ils défendent leurs convictions sans transformer chaque échange en rapport de force.

## Le leadership repose sur l’équilibre

**L’autorité avec les autres** repose davantage sur la compétence, la cohérence, la crédibilité et l’exemplarité que sur l’affirmation de soi. Frédéric Fougerat résume l’enjeu par un équilibre entre deux risques. Un ego trop faible fragilise le [leadership](/signal-ia/actu/managers-face-a-lia-un-deficit-de-preparation-criant). Un ego surdimensionné menace la confiance. Le manager doit donc disposer d’un ego suffisamment affirmé pour assumer sa responsabilité. Il doit aussi le maintenir au service de la mission. L’auteur rappelle que le manager n’est pas recruté pour satisfaire son ego. Il l’est pour faire grandir les autres. Frédéric Fougerat préside [Tenkan Paris](https://tenkan.paris/) et siège au conseil du réseau social Hello Masters. Il a dirigé la communication durant plus de 35 ans.
