# Focus RH révèle le décalage entre IA utilisée et encadrée

> 73 % des salariés utilisent l’IA au travail, mais seuls 37 % recourent systématiquement aux outils homologués par leur entreprise.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-10-02 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : RH
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/focus-rh-6-salaries-sur-10-sortent-du-cadre-de-lia
Tags : ia, travail, ressources humaines, conformité, agents-ia, ia-entreprise

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## En résumé

- Les salariés utilisent davantage l’IA, mais 63 % sortent parfois des outils homologués.
- Les utilisateurs réinvestissent le temps gagné dans de nouvelles missions et vérifient davantage les résultats.
- Les managers constatent des écarts entre collaborateurs, sans toujours disposer des moyens nécessaires pour les accompagner.

**Le signal :** Focus RH mesure 73 % d’utilisateurs de l’IA au travail, tandis que 63 % sortent parfois du cadre homologué.

**Diffusion rapide** Selon l’Observatoire cité par Focus RH, 73 % des salariés interrogés utilisent l’IA au travail en 2026. Cette proportion atteignait 63 % un an plus tôt. L’usage régulier ou quotidien concerne désormais 55 % des répondants, soit 13 points de plus en un an. Le déploiement officiel progresse aussi. Ainsi, 45 % des salariés indiquent que leur entreprise a mis en place une solution d’IA, neuf points de plus sur la même période. L’écart entre les usages individuels et les outils fournis par les employeurs reste donc visible. L’étude a été menée en ligne du 12 au 25 mai 2026 auprès de 1 100 salariés du secteur privé.

**Usages courants** Les salariés mobilisent principalement l’IA pour rédiger ou corriger des textes, avec 53 % des réponses. La recherche d’information arrive ensuite à 47 %. La traduction et la synthèse de contenus recueillent chacune 43 %. Les agents IA restent moins répandus dans les pratiques professionnelles. Seuls 18 % des répondants déclarent en avoir déjà utilisé un. Cette répartition décrit une adoption concentrée sur des tâches de production, de recherche et de reformulation. Elle distingue également les usages individuels du déploiement officiel des entreprises. L’échantillon comprenait des salariés privés âgés de 18 ans et plus, hors ouvriers, selon la méthode des quotas.

## Les salariés dépassent le cadre homologué

**Règles contournées** Seuls 37 % des utilisateurs déclarent recourir systématiquement aux outils homologués par leur entreprise. Plus de six utilisateurs sur dix emploient donc parfois des solutions situées en dehors du cadre défini par leur employeur. Une partie de ces pratiques intervient sans information du manager, voire des clients. L’étude associe ces usages à des enjeux de confidentialité des données, de conformité et de responsabilité sur les livrables. Les chiffres décrivent ainsi un décalage entre la progression des pratiques et la formalisation des outils autorisés. Ils ne mesurent pas la fréquence exacte de chaque usage non homologué, mais établissent son caractère majoritaire parmi les utilisateurs.

**Temps réinvesti** Les bénéfices déclarés sont importants. Selon l’étude, 75 % des utilisateurs gagnent du temps grâce à l’IA. De plus, 70 % estiment produire des contenus de meilleure qualité. Le temps libéré ne correspond toutefois pas nécessairement à une diminution de la charge. En effet, 71 % des utilisateurs déclarent le réinvestir dans de nouvelles missions. Par ailleurs, 57 % disent consacrer davantage de temps à vérifier les résultats produits par l’IA. Ces données relient donc les gains perçus à une redistribution des activités. Elles montrent aussi que la vérification occupe une place accrue dans les pratiques déclarées par les salariés utilisateurs.

## Les managers manquent de moyens

**Rôle sous pression** Plus de la moitié des managers, soit 53 %, constatent déjà un impact de l’IA sur leur rôle. Ils sont également 62 % à estimer que l’IA accentue les écarts entre collaborateurs. Cette perception oppose les salariés ayant adopté ces outils aux autres. Pourtant, seul un manager sur deux estime disposer des moyens nécessaires pour accompagner ses équipes dans cette transition. Leur périmètre inclut la montée en compétences, la sécurisation des usages, le contrôle de la qualité et la gestion des inquiétudes. L’étude porte sur 474 managers. Elle mesure ainsi leur perception du changement et de leurs moyens d’accompagnement dans les entreprises interrogées.

**Travail transformé** Les salariés anticipent également une évolution de leurs tâches. Ainsi, 74 % pensent qu’au moins une partie de leur activité pourra être réalisée avec l’aide de l’IA d’ici cinq ans. Cette proportion reste stable sur un an. En revanche, 43 % estiment désormais que l’IA pourra réaliser la majorité de leurs tâches, soit huit points de plus en un an. Enfin, 36 % jugent possible que leur propre emploi n’existe plus dans dix ans. Ces projections accompagnent la diffusion observée en 2026. L’étude complète ces résultats par une enquête réalisée auprès de 1 100 salariés privés, interrogés entre le 12 et le 25 mai 2026. [Lire l’article de Focus RH](https://www.focusrh.com/strategie-rh/ia-au-travail-6-utilisateurs-sur-10-sortent-du-cadre-fixe-par-leur-entreprise-36467.html) et consulter le [profil LinkedIn de Focus RH](http://fr.linkedin.com/in/focus-rh-482460105).
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur [l'IA dans le recrutement et les obligations de l'AI Act](/signal-ia/guides/ia-recrutement-ai-act-rh-2026).
