# Fevad voit les agents IA prendre le pouvoir avant le clic

> KPMG et la Fevad estiment que les agents IA déplacent la sélection des offres avant le clic, dans un e-commerce français à 196,4 milliards d’euros.

Type : Actualité IA · Catégorie : Tendances · Publié le 2026-09-18 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : E-commerce
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/fevad-les-agents-ia-deplacent-le-pouvoir-avant-le-clic
Tags : e-commerce, agents ia, intermédiation, catalogues, parcours d’achat, agents-ia

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## En résumé

- L’e-commerce français a atteint 196,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025.
- Les agents IA filtrent progressivement les offres avant l’arrivée du client sur le site marchand.
- Les marchands doivent rendre leurs catalogues clairs, fiables et exploitables par les agents.

**Le signal :** 31 % des cyberacheteurs utilisent déjà l’IA générative pour leurs achats en ligne, selon l’étude Fevad et Odoxa.

**KPMG et la Fevad** ont publié le 17 septembre 2026 une étude prospective sur le [commerce agentique](/signal-ia/actu/anne-claire-baschet-revele-la-donnee-qui-guide-les-agents-ia) en France. L’e-commerce français a atteint 196,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, avec 3,2 milliards de transactions en ligne. Selon l’étude Fevad et Odoxa, 31 % des cyberacheteurs utilisent déjà l’IA générative pour leurs achats en ligne. Cette proportion monte à 73 % chez les utilisateurs réguliers de l’IA. KPMG et la Fevad décrivent des agents capables de comprendre une intention, comparer des offres, préparer une commande et, progressivement, exécuter certaines actions. La sélection peut donc intervenir avant l’arrivée du client sur le site marchand. [Lire l’étude de la Fevad](https://www.fevad.com/e-commerce-les-agents-ia-rebattent-les-cartes-du-partage-de-la-valeur/).

**Le [commerce](/signal-ia/actu/anthropic-accelere-la-course-aux-achats-pilotes-par-lia) français** poursuit ainsi sa croissance tout en voyant ses parcours d’achat évoluer. L’étude indique que près d’un Français sur deux pourrait utiliser le commerce agentique d’ici 2030. Cette projection est attribuée à l’évolution observée des usages de l’IA générative. Le parcours commence désormais par une intention formulée en langage naturel. L’agent peut ensuite comparer les offres et filtrer les options avant le clic. KPMG et la Fevad situent cette rupture au moment où le besoin se précise. Le marchand ne s’adresse donc plus uniquement au consommateur. Son catalogue, ses promesses et ses conditions doivent aussi être interprétables par une machine. Cette intermédiation intervient avant la visite du site.

## Les agents filtrent les offres

**La recommandation devient** un point de passage central dans le commerce agentique décrit par KPMG et la Fevad. Lorsqu’un agent ne retient que trois ou quatre options, l’optimisation du site ne suffit plus à garantir une visite. L’offre doit être claire, fiable, recommandée et activable. Elle doit aussi être suffisamment gouvernée pour que le client accepte de confier une partie de son parcours à l’agent. Les clients recherchent cette aide sans abandonner le contrôle. Le paiement reste un moment sensible, notamment pour le contrôle, les données et la responsabilité. François-Xavier Leroux, associé chez KPMG en France, estime que l’objectif devient d’être retenu dans une recommandation formulée par une IA.

**La valeur se déplace** également entre plusieurs acteurs de la chaîne d’achat. Le commerce classique cherchait à capter une visite grâce au référencement, à la [publicité](/signal-ia/actu/cloudflare-bloque-les-agents-ia-sur-les-pages-publicitaires) et à l’optimisation du parcours sur le site. Avec les agents, l’intention peut être interprétée et filtrée avant l’arrivée chez le marchand. Le site conserve son rôle, mais il ne détient plus seul la découverte, la comparaison et une partie de la conversion. KPMG et la Fevad identifient plusieurs maillons susceptibles de s’imposer, comme les infrastructures adaptées aux agents, les API, les protocoles et les catalogues structurés. Des zones de pouvoir se dessinent autour de l’intention, de la navigation, de la transaction et de la relation client.

## Les catalogues structurent l’intermédiation

**Les agents pourraient** revendiquer une part de la valeur créée lorsqu’ils captent l’intention, orientent le choix, amènent le client au commerçant et conduisent potentiellement la transaction. La Fevad compare cette évolution au rôle actuel des portefeuilles numériques, qui captent une partie de la valeur transactionnelle. Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, affirme que les règles du commerce en ligne évoluent avec l’IA agentique. Il cite notamment la manière dont les consommateurs choisissent, dont les marchands accèdent à leurs clients et dont la valeur se répartit. Les prochaines étapes portent donc sur la lisibilité des offres, leur fiabilité et leur activation par ces nouveaux intermédiaires. [Voir le site de KPMG France](http://kpmg.fr/).
