# Citi accélère grâce à l’IA, Goldman Sachs serre la vis

> Citi lance ses produits 30 à 40 % plus vite avec l’IA, tandis que Goldman Sachs exige tests rigoureux et responsabilité humaine.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-10-18 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Finance
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/citi-accelere-grace-a-lia-goldman-sachs-serre-la-vis
Tags : ia, banque, risques, productivité, automatisation, ia-code, ia-entreprise

---

## En résumé

- Citi accélère ses lancements de produits de 30 à 40 % grâce à l’intelligence artificielle.
- Goldman Sachs demande des tests rigoureux, une revue indépendante et une responsabilité humaine clairement définie.
- JPMorgan Chase limite l’accès des agents externes pour réduire les risques de sécurité.

**Le signal :** Citi indique que 14 000 ingénieurs utilisent Devin et que ses dépenses auprès des fournisseurs technologiques ont baissé de 30 % sur un an.

**Les grandes banques** évaluent les bénéfices et les risques de l’intelligence artificielle agentique. Leurs dirigeants ont détaillé leurs positions lors des résultats du troisième trimestre 2026. Chez Citi, Jane Fraser affirme que l’IA accélère les lancements de produits de 30 à 40 % en moyenne. Elle indique aussi que 14 000 ingénieurs utilisent Devin, son principal outil de programmation agentique interne. Goldman Sachs adopte une ligne plus encadrée. Son directeur général, David Solomon, demande des tests rigoureux, une revue indépendante, un suivi continu et une responsabilité humaine clairement définie. Les échanges portent également sur la sécurité, les coûts et l’usage de modèles externes. [Lire l’article original](https://www.bankingdive.com/news/ai-citi-fraser-wells-fargo-scharf-goldman-sachs-solomon-morgan-stanley-pick-bofa-moynihan-dimon/)

**JPMorgan Chase limite** l’accès des agents externes à son environnement informatique. Son directeur général Jamie Dimon estime que la banque ne peut pas laisser entrer n’importe quel agent, en raison d’un risque jugé trop élevé. Il évoque la possibilité de milliers d’agents malveillants ou incontrôlés. JPMorgan Chase développe donc des outils destinés à protéger ses clients. La banque cherche aussi à éviter une dépendance excessive à un fournisseur de modèles. Dimon cite des outils de routage capables d’envoyer chaque requête vers le modèle le plus rapide ou le moins coûteux. Il estime qu’un modèle très cher n’est pas nécessaire pour chaque requête traitée.

## Citi mesure des gains opérationnels

**Citi réduit ses dépenses** auprès de ses fournisseurs technologiques de 30 % sur un an, selon Jane Fraser. La dirigeante relie cette baisse à une réinternalisation de certains travaux. La banque réorganise également 100 processus manuels avec l’IA. Ces chantiers accompagnent une accélération moyenne de 30 à 40 % des lancements de produits. Devin est utilisé par 14 000 ingénieurs de Citi pour rendre le travail interne plus efficace. Fraser précise toutefois que les économies peuvent encore progresser. Les chiffres décrivent donc des résultats déjà observés, tandis que la poursuite de la réduction des dépenses reste un objectif présenté par la dirigeante.

**Wells Fargo encadre** les modèles et agents fournis par des tiers. Son directeur général Charlie Scharf se dit enthousiaste face aux possibilités offertes à la banque et à ses clients. Il affirme toutefois adopter une approche disciplinée de la gestion des risques. L’établissement doit évaluer la valeur ajoutée de ces outils pour ses clients. Il doit aussi examiner les risques qu’ils peuvent introduire pour la banque et ses clients. Chez Morgan Stanley, Ted Pick décrit l’IA comme un outil d’efficacité, de productivité et de résilience. Il souligne néanmoins que la confiance accordée au conseiller financier reste déterminante lorsque l’IA réalise une partie du travail préparatoire.

## Goldman Sachs exige des contrôles

**Goldman Sachs demande** de concilier innovation et responsabilité. David Solomon considère que l’évolution et le déploiement de l’IA comportent encore des inconnues. Il rejette toutefois un choix limité entre l’arrêt du progrès et une avancée sans garde-fous. Son cadre repose sur quatre exigences citées lors des résultats du troisième trimestre : tests rigoureux, revue indépendante, suivi continu et responsabilité humaine claire. Morgan Stanley indique de son côté que ses investissements dans la technologie et les talents renforcent ses capacités. Bank of America poursuit l’automatisation des processus et la simplification des flux de travail, avec moins de recrutements pour remplacer certains postes supprimés.
