# Chicago et Berkeley durcissent l’usage de l’IA en cours

> L’Université de Chicago interdit les appareils en première année, tandis que Berkeley limite l’IA générative dans les travaux évalués.

Type : Actualité IA · Catégorie : Secteur · Publié le 2026-09-08 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Juridique
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/chicago-et-berkeley-serrent-la-vis-sur-lia-juridique
Tags : ia, enseignement, droit, juritech, claude, legislation-ia

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## En résumé

- L’Université de Chicago interdit les téléphones, tablettes et ordinateurs dans les cours fondamentaux de première année.
- Berkeley interdit l’IA générative pour concevoir, rédiger ou modifier les travaux remis contre crédit.
- Les investissements dans les jeunes pousses juridiques ont dépassé 2,4 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de 2025.

**Le signal :** Chicago et Berkeley encadrent l’IA générative pour préserver l’apprentissage juridique, alors que les investissements juritech dépassent 2,4 milliards de dollars.

**Restrictions ciblées** Le 7 septembre 2026, le Financial Times a rapporté que des facultés de droit américaines commençaient à interdire l’intelligence artificielle en classe. L’Université de Chicago figure parmi les établissements concernés. Pour la nouvelle année universitaire, les téléphones, tablettes et ordinateurs seront interdits dans les cours fondamentaux de première année. William Hubbard, président du comité consacré à l’IA de l’établissement, défend cette approche. « Le but est de faire les choses difficilement, car c’est ainsi que l’on apprend », a-t-il déclaré. Le débat porte donc sur les conditions d’apprentissage, plutôt que sur une interdiction générale de tous les outils d’IA.

**Méthode socratique** Selon le [récit du Financial Times](https://www.ft.com/content/8ddd3668-5858-45c3-b34f-a6bafc678187), la méthode socratique repose sur la discussion de décisions judiciaires et de principes juridiques devant les professeurs et les autres étudiants. William Hubbard estime que cette pratique devient plus difficile avec l’IA. Il décrit un moment d’inflexion entre la puissance des outils et l’empressement de la profession juridique à les adopter. Le doyen Adam Chilton ne souhaite toutefois pas ignorer leur usage. « Nous partons du principe que nos étudiants vont l’utiliser », a-t-il déclaré. L’école veut donc adapter son programme à cette réalité, sans imposer une interdiction globale.

## Chicago encadre les cours de première année

**Règles de Berkeley** L’école de droit de l’Université de Californie à Berkeley a adopté une politique distincte. Elle interdit l’IA générative pour aider à conceptualiser, structurer, rédiger, réviser, traduire ou corriger tout travail remis contre crédit. Le doyen Erwin Chemerinsky affirme que le travail rendu ne devrait pas être celui de Claude. Il précise cependant que les professeurs conservent une marge d’appréciation. Selon lui, si l’IA réalise la réflexion et la rédaction, l’établissement n’enseigne plus ces compétences aux étudiants. Cette règle vise donc plusieurs étapes du travail académique, et non uniquement la production finale d’un devoir évalué.

**Adoption professionnelle** L’IA s’est également implantée dans les cabinets d’avocats et les services juridiques internes, où elle devient une infrastructure intégrée. Les investisseurs ont suivi cette évolution. Les financements accordés aux jeunes pousses de la technologie juridique ont dépassé 2,4 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2025. Le sujet dépasse ainsi les salles de cours. Les établissements doivent former des étudiants qui rencontreront ces outils dans leur pratique professionnelle. Chicago privilégie des restrictions matérielles dans les cours de première année. Berkeley encadre directement les travaux remis. Ces deux politiques associent apprentissage sans outil et usage professionnel déjà installé.

## Les services financiers déploient davantage l’IA

**Écart entre secteurs** Une étude de PYMNTS Intelligence publiée en août indique que 95 % des entreprises de services financiers déclarent un usage large ou intégré de nouvelles solutions d’IA dans leurs données et technologies. La proportion atteint 84 % dans la santé et 81 % dans les médias. PYMNTS a rapporté le 7 août que les entreprises financières déploient l’IA plus rapidement lorsque les règles sont claires, les données vérifiables et les résultats mesurables. Ces chiffres donnent un repère sectoriel au débat juridique. Les facultés encadrent l’usage étudiant, tandis que les organisations professionnelles poursuivent une intégration mesurée par leurs propres critères opérationnels.
Pour aller plus loin, consultez notre guide sur [les usages de l'IA par les avocats et juristes](/signal-ia/guides/ia-juridique-avocats-juristes-2026).
