# Apple resserre l’accès complet au disque après l’affaire Muse

> Apple modifie les permissions macOS d’accès complet au disque après une controverse sur Muse, l’agent IA de Meta, et la lecture potentielle de messages.

Type : Actualité IA · Catégorie : Tendances · Publié le 2026-10-26 · Signal IA - Order & Chaos · Secteur : Cybersécurité
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/apple-durcit-lacces-complet-au-disque-apres-laffaire-muse
Tags : apple, muse, macos, confidentialité, agents ia, agents-ia

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## En résumé

- Apple veut rendre les risques de Full Disk Access plus compréhensibles pour les utilisateurs.
- Meta affirme que Muse nécessite deux autorisations pour lire les messages Apple.
- Patrick Wardle estime que l’accès complet au disque permet de lire de nombreux fichiers non racine.

**Le signal :** Apple modifie Full Disk Access après la controverse entre Jason Aten et Meta autour de l’agent Muse.

**Apple annonce** le 26 octobre 2026 une modification des réglages de [confidentialité](/signal-ia/actu/apple-revoit-full-disk-access-apres-laffaire-muse) de macOS. La firme veut limiter les usages abusifs de l’autorisation Full Disk Access. Cette permission peut exposer les fichiers, courriels, messages et historiques de navigation d’un Mac. Apple affirme que certains développeurs l’utilisent sans garantir une compréhension suffisante des risques. La décision intervient après une controverse liée à Muse, l’agent IA généraliste de Meta. Le chroniqueur Jason Aten a déclaré avoir reçu une notification faisant référence à une conversation Apple Messages. Il a indiqué ne jamais avoir autorisé Muse à lire ses messages. [L’annonce d’Apple](https://developer.apple.com/news/?id=p6zjojqw) formalise la réponse de l’entreprise.

**La controverse** oppose les explications de [Meta](/signal-ia/actu/meta-promet-enfin-des-agents-ia-vraiment-prives) aux observations de Patrick Wardle, spécialiste de la sécurité macOS. David Singleton, directeur technique de Meta, affirme que l’intégration Messages de Muse est facultative. Selon lui, Muse ne peut lire les messages que si l’utilisateur accorde Full Disk Access et active le connecteur Messages. Jason Aten soutient pourtant ne pas avoir donné ces autorisations. L’affaire a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Des utilisateurs ont comparé les agents disposant d’un accès aux calendriers, courriels ou messages à des outils puissants. Ces outils peuvent être utiles, mais leurs permissions doivent être configurées avec prudence.

## Apple encadre l’accès complet

**L’accès système** permet à une application de lire tout fichier non racine, selon Patrick Wardle. Il cite notamment l’historique de navigation, les témoins de navigateur et les conversations. Cette analyse contredit l’idée qu’un connecteur spécifique suffirait à empêcher toute lecture de messages. Meta a répondu aux demandes de précisions en répétant la déclaration de David Singleton. Apple n’a nommé ni Meta, ni Muse, ni aucun autre développeur dans son annonce. L’entreprise souligne toutefois que les [agents IA](/signal-ia/actu/apple-durcit-macos-face-aux-agents-ia-et-verrouille-les-disques) deviennent plus capables et plus autonomes. Elle prévoit donc de mieux expliquer les risques avant l’octroi d’une permission aussi étendue.

**Les risques augmentent** pour les personnes qui communiquent avec l’utilisateur d’une application. Apple précise que l’accès à des messages peut aussi compromettre la confidentialité des correspondants. L’annonce intervient onze jours après une divulgation de Patrick Wardle concernant une configuration de Muse. Cette configuration permettait à toute application ou à tout code exécuté sur un Mac de prendre le contrôle complet de l’assistant. Des commandes injectées via les attaques ClickFix pouvaient ensuite accéder aux mêmes ressources que Muse. Amazon a également bloqué Muse de sa plateforme. L’entreprise a déclaré que ces applications doivent respecter la décision des fournisseurs de services.

## Muse concentre les alertes

**Les utilisateurs concernés** doivent régler soigneusement les permissions de Muse et des autres applications macOS. Cette précaution ne supprime pas tous les risques décrits par Jason Aten. Apple indique que l’accès complet peut exposer plusieurs catégories de données présentes sur un système. La firme veut permettre des décisions mieux informées avant l’autorisation. Les déclarations publiques relient cette évolution à la protection des données personnelles et des correspondants. L’affaire met aussi en évidence la différence entre une intégration facultative dans une application et une permission système très large. Apple ne détaille pas encore, dans cette annonce, le calendrier opérationnel des changements prévus.
