# Alexandre Fretti oppose transformation et pilotes IA

> Alexandre Fretti, CEO d’Orisha, estime que l’IA révèle les choix managériaux et oblige les entreprises à redessiner leurs activités.

Type : Actualité IA · Catégorie : Stratégie · Publié le 2026-08-19 · Signal IA - Order & Chaos
Source : https://www.orderchaos.eu/signal-ia/actu/alexandre-fretti-lia-met-le-courage-managerial-a-lepreuve
Tags : management, ia, transformation, productivité

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## En résumé

- Alexandre Fretti estime que l’IA oblige les entreprises à redessiner leurs chaînes de valeur.
- Les cycles de production peuvent être divisés par deux selon l’analyse présentée.
- Le management doit mesurer la performance et décider face aux résistances internes.

**Le signal :** Alexandre Fretti affirme que l’IA mesure désormais la vitesse, la qualité du code et la capacité d’adaptation.

**Alexandre Fretti alerte** sur une fracture managériale liée à l’intelligence artificielle. Le CEO d’Orisha estime que les entreprises ne peuvent plus rester neutres face à ce changement de paradigme. Selon lui, l’IA ne transforme pas automatiquement les organisations. Elle révèle plutôt leur capacité à accepter une [transformation](/signal-ia/actu/gallup-designe-les-managers-comme-moteur-de-ladoption-de-lia) réelle. Cette analyse vient d’un [tribune publiée par Maddyness](https://www.maddyness.com/?p=1440668), datée du 19 août 2026. Elle oppose les entreprises qui redessinent leurs activités à celles qui empilent les pilotes et les «proofs of concept». Pour Alexandre Fretti, ajouter l’IA à une organisation inchangée produit seulement des gains marginaux, avec davantage d’agitation mais sans basculement structurel.

**Les cas d’usage s’empilent** sans toujours modifier les cycles de production, les modes de décision ou les standards de performance. Alexandre Fretti invite donc les dirigeants à poser une question plus radicale. Si une activité était conçue aujourd’hui avec l’IA au cœur, existerait-elle encore sous sa forme actuelle ? Selon son analyse, la réponse est souvent négative. Certains cycles peuvent être divisés par deux. Certaines tâches devraient disparaître. Certaines décisions pourraient être automatisées. Ces évolutions impliquent de redessiner des chaînes de valeur entières. Elles déplacent aussi le sujet hors du seul terrain technologique. Le débat porte alors sur les renoncements nécessaires, les rôles concernés et les équilibres internes.

## Les cycles peuvent être divisés

**Le courage managérial commence** lorsque les dirigeants acceptent ces renoncements. Alexandre Fretti estime que l’IA ne doit pas seulement améliorer légèrement les pratiques existantes. Elle peut aussi rendre obsolètes certaines pratiques et certains rôles. Une nouvelle élite professionnelle émerge, selon lui. Elle combine expertise métier, jugement opérationnel et maîtrise de l’IA. Ces collaborateurs avancent rapidement. À l’inverse, les personnes qui ne modifient pas leurs méthodes risquent de décrocher. Le management doit donc choisir et valoriser ceux qui adoptent le changement. Il doit également cesser de protéger ceux qui le freinent. L’accompagnement reste nécessaire, mais refuser de s’adapter constitue, selon Fretti, une faute managériale.

**Les résistances restent compréhensibles** mais elles doivent être traitées de manière responsable et transparente. Le texte cite le développeur qui rejette l’IA parce qu’elle ne [code](/signal-ia/actu/anthropic-decuple-sa-productivite-en-2026) pas «comme lui». Il mentionne aussi le manager qui redoute de voir son rôle rétrécir. Alexandre Fretti considère ces réactions comme des entraves au rythme de développement de l’entreprise. Il refuse cependant de réduire le problème à des freins techniques. Le sujet serait d’abord culturel et managérial. L’IA ajoute une pression supplémentaire en rendant visibles des éléments auparavant difficiles à objectiver. La vitesse réelle d’exécution, la qualité effective du code, l’usage des outils et la capacité d’apprentissage deviennent mesurables.

## La performance devient mesurable

**Les indicateurs imposent des décisions** sur ce qui crée réellement de la valeur. Alexandre Fretti estime que les entreprises ne peuvent plus se permettre d’éviter cette mesure. Elles doivent transformer les gains de [productivité](/signal-ia/actu/anthropic-booste-de-283pourcent-lefficacite-des-chercheurs) en résultats concrets. Cela implique de revoir les objectifs, de redéfinir les responsabilités et d’assumer les écarts de performance. Beaucoup d’organisations prolongent toutefois l’expérimentation, car cette phase reste confortable. Elle donne le sentiment d’avancer sans obliger à trancher. La fracture ne séparerait donc pas simplement les entreprises qui utilisent l’IA des autres. Elle opposerait plutôt celles qui acceptent de se transformer à celles qui préfèrent ne pas regarder ce que l’IA révèle, selon l’analyse d’Alexandre Fretti.
